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Ensuite le souffleur doit épouiller et maillocher la paraison, c'est-à-dire enlever les impuretés et la faire rouler dans une forme creuse en bois afin de répartir son épaisseur. Alors seulement intervient le soufflage. Levant la canne, le spécialiste souffle pour gonfler la paraison. Ce geste, effectué à plusieurs reprises, est exécuté librement à main levée ou guidé dans un moule où l'on dépose la longue boule rougeoyante. Là, la masse de verre prend forme : c'est l'ébauche.
Enfin intervient le façonnage. Le
cueilleur apporte une nouvelle quantité de matière en fusion
au chef de place qui la dépose sur l'ébauche avec sa canne.
À l'aide de pinces, le chef étire cette cueille pour façonner
une partie délicate de la pièce, le pied d'une coupe de
champagne par exemple. Puis un autre verrier termine le travail avec une
palette. La pièce est alors détachée de la canne
et passe à la cuisson avant de refroidir progressivement.
Conditions de travail
Dans la chaleur et le bruit
L'évolution des compétences peu varié avec le temps. Le souffleur de verre utilise en général des procédés manuels ou partiellement mécanisés. Il exerce dans une halle , un atelier où se trouvent réunis les fours et où s'effectue le travail à chaud du verre . Il lui faut suivre un plan de fabrication, réparer ou imaginer des objets. Au menu : coordination au sein de l'équipe, chaleur et bruit.
Le soufflage à la bouche traditionnel est parfois remplacé dans les manufactures par l'envoi d'un jet d'air comprimé qui développe la paraison dans un moule en fonte. Cette technique permet en particulier de réaliser des flacons. Le verrier René Lalique a conféré à ce procédé industriel ses lettres de noblesse.
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Quelque 80 % des souffleurs sont salariés
dans les grandes cristalleries de l'Est de la France comme Baccarat, Bayel,
Daum, Lalique ou Saint-Louis. Certains peuvent être employés
dans des ateliers artisanaux fabriquant de la verrerie de table ou d'ornementation.
Enfin, quelques-uns choisissent de travailler à leur compte.
Qualités requises
Rapidité, adresse et créativité
Pas question de traiter du quartz comme du pyrex, du cristal comme du verre ordinaire. Le souffleur de verre connaît les produits verriers et leurs propriétés sur le bout des doigts. Adroit et rapide , il a le sens des formes et des volumes. Une sensibilité artistique marquée constitue un atout.
La manipulation de la matière en fusion demande de supporter la chaleur et de maîtriser parfaitement les consignes de sécurité. Incollable sur les techniques d'usinage et de travail du verre, le souffleur de verre sait utiliser et régler des machines-outils (tour à verre, tronçonneuse...). Minutieux , il est capable de lire un dessin industriel et possède des notions de physique et de chimie.
